Canicule : les revendications de la CFDT Education Formation Recherche Publiques pour les personnels et les élèves.

La CFDT Education Formation Recherche Publiques salue l’organisation d’une réunion visio ministérielle le samedi 20 juin dans le cadre du dialogue social.  Cette réunion a permis d’échanger sur l’épisode caniculaire et ses conséquences dans les jours à venir sur le système éducatif.

Canicule CFDTLors du point ministériel de situation, samedi 20 juin à 17 h en visioconférence avec les organisations syndicales représentatives sur la gestion de l’épisode de canicule et la passation des examens, la CFDT a exprimé les fortes attentes de tous les personnels de disposer de recommandations ministérielles sur des principes à respecter et d’informations claires dans le cadre d’épisodes de canicule amenés à devenir de plus en plus fréquents.

Les revendications portées par la CFDT

  • Faire du respect des conditions de travail des agents (y compris celles et ceux qui ne relèvent pas de l’Éducation nationale) et des conditions d’accueil des élèves la boussole des décisions.

  • Privilégier l’analyse locale de la situation pour établir si l’accueil est possible. S’il ne l’est pas, voir comment protéger au mieux les membres de la communauté éducative. S’il faut fermer, qu’il n’y ait pas de pression inutile sur celles et ceux dont la responsabilité est engagée. Si un accueil minimum est prévu (ce qui est nécessaire aussi pour protéger des élèves encore plus exposés à leur domicile) qu’il permette là aussi le respect des conditions de travail.

  • Avoir une vigilance toute particulière sur l’ensemble des personnels vulnérables, quel que soit leur statut.
  • Intégrer la canicule dans l’organisation quotidienne des établissements du premier ou du second degré avec le document unique d’évaluation des risques professionnels (Duerp) et le plan particulier de mise en sûreté (PPMS) car celle-ci ne sera plus une exception.

  • Trouver rapidement les meilleures adaptations pour les personnels et les élèves sur la question des examens. Nous avons rappelé qu’il y a un côté absurde à considérer dans un contexte d’urgence que les examens sont essentiels. 

  • Ne pas sombrer, en matière d’adaptation climatique, dans le raisonnement à court terme qui consiste à climatiser à outrance avec des appareils qui vont participer à la dégradation du climat.

  • Avoir un retour d’expérience (retex) national, avec des déclinaisons académiques et territoriales,  pour engager une réflexion de fond sur le bâti et sur le calendrier scolaire. Peut on sérieusement continuer à organiser des examens de cette façon ?

  • Faire en sorte que le dialogue social ait lieu également au niveau académique, ce qui n’est pas toujours le cas à ce jour.

Les réponses du ministre de l’éducation

Le ministre a rappelé quelle est la chaîne de décision pour les fermetures d’établissement. C’est sous l’autorité du préfet que cela se fait.

Il a dit qu’il donnerait des consignes claires pour les jours à venir, notamment sur la possibilité de fermer les établissements si les conditions l’imposent, sans que l’on demande aux collègues de venir.

Pour les examens, chaque centre d’examens sera appelé pour évaluer la faisabilité ou non des épreuves et leur éventuel report.

Il a prévu un autre temps d’information mardi 23 juin pour ajuster les décisions concernant la fin de semaine incluant le DNB.

Il s’est engagé sur la tenue d’un RETEX à la rentrée et sur des propositions sur le calendrier des examens faites en juillet pour aboutir à des décisions en septembre.

Une communication aux établissements scolaires a été envoyée le dimanche 21 juin pour expliquer la situation.