Plus d’examen l’après‑midi : la CFDT a été entendue

Le ministre de l'Éducation nationale a déclaré le 14 juin 2026 qu'il souhaitait que plus aucun examen ne se déroule l'après-midi. C'est exactement ce que nous avions demandé lors du CSE du 11 juin 2026.

Une annonce qui apporte une réponse aux demandes de la CFDT le 11 juin en Conseil supérieur de l’Éducation (CSE)

Alors que les épreuves écrites terminales des baccalauréats général et technologique débutent le 15 juin 2026, le ministre s’engage sur le déroulé des examens 2027 à ce que « plus aucun examen ne se déroule l’après-midi » (interview sur France Inter). Nous saurons nous en souvenir lors des multilatérales organisées sur le calendrier de ces examens à la rentrée 2026.

Dès les échanges organisés avec le ministère à la rentrée 2025, nous avions exigé cet aménagement pour la sécurité des personnels et des candidat⋅es, en rapportant des incidents survenus pendant la session 2025. La CFDT avait été partiellement entendue, puisque les épreuves de la voie pro se sont poursuivies l’après-midi en 2026, et que des épreuves du DNB 2026 doivent encore avoir lieu l’après-midi.

Notre intervention en CSE en soutien des organisations de jeunesseVoeu Fage, Les Lycéen⋅nes, Renouveau lycéen au CSE du 11 juin 2026

La CFDT a remercié les organisations de lycéen•nes et d’étudiant•es d’avoir déposé un voeu (à retrouver ci-contre) auquel elle s’est associée sans aucune réserve. Nous avons à cette occasion indiqué au ministère qu’il avait  3 mois pour penser un tout autre défi : la dénationalisation des examens.

Plus aucune épreuve ne doit avoir lieu sur les heures les plus chaudes de la journée, dans l’hexagone comme Outremer.

« Quelle justification donnez-vous aux épreuves d’examen passées en voie professionnelle l’après-midi ? Égale dignité des filières ?
Quelle justification donnez-vous aux épreuves d’examen passées entre midi et deux en zone tropicale ? »

Les épreuves de baccalauréat commencée à 8h dans l’hexagone, ne débutent qu’à 10h à la Réunion du fait du décalage horaire et se terminent à 14h, au moment le plus chaud de la journée (hors tiers temps). Comment justifier cet impact délétère des conditions d’examen sur les résultats de nos élèves ?

Les enjeux de l’adaptation des examens vont bien au delà

« Comment pouvez-vous ordonner à des cadres, par exemple chef•fes de centre de maintenir des épreuves de gré ou de force ? »

Car c’est de cela dont il s’agit. Et le moment arrive où il n’y aura plus la possibilité de changer de dates au dernier moment de manière adaptée à tous le pays. comme cela a été fait pour le DNB en 2019.

Comment allez-vous gérer la décision courageuse d’un•e chef•fe de centre d’annuler des épreuves pour des raisons de sécurité ?

Il faut revenir sur la place des examens terminaux

La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques revendique une réduction de la place des examens terminaux. Ces examens ont de moins en moins de légitimité. Ils sont toujours plus organisés pour sélectionner, comme le DNB 2026, du fait des modifications de ses modalités d’attribution, ou le bac dont on apprend au dernier moment qu’il faudrait en exclure les candidat⋅es qui ne maîtrisent pas une orthographe où le ministre n’excelle pas non plus (accueil ? dilemme ?).

Nous appelons donc à une réflexion collective à ce sujet, alors que la fin de l’alignement des épreuves entre hexagone et certains territoires d’Outremer, la généralisation à la voie professionnelle, vont rendre de plus en plus nombreux les sujets à préparer par les commissions qui en sont chargées. Ces mêmes examens terminaux vont devenir difficiles à gérer le jour où il faudra les reporter pour une partie seulement des centres d’examen.

En savoir plus

Avec les évènements climatiques extrêmes qui se multiplient, la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques alerte une nouvelle fois sur les risques pour la santé des agents et des élèves.

Le Conseil supérieur de l’Éducation s’est réuni ce jeudi 11 juin. La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques a dit sa colère face à des politiques éducatives qui ne répondent aux besoins ni des personnels, ni des élèves.

La session 2026 du DNB va être l’occasion d’un certain nombre de changements et, autant le dire, aucun ne va dans un sens que nous apprécions.